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« On n'a pas ça » : pourquoi le conseil parapharmacie dépend de qui est au comptoir, et comment y remédier

Dans la même officine, la même question reçoit une réponse différente selon l'heure et la personne. Ce n'est pas une question de compétence, c'est une question d'accès à l'information.

· 5 min de lecture · LIA SOLUTIONS

Le constat

Une cliente demande « quelque chose pour une peau très sèche qui tiraille ». Le lundi matin, la préparatrice qui tient le rayon dermo-cosmétique propose trois références et explique la différence. Le samedi après-midi, l'apprenti, seul au comptoir avec une file d'attente, répond « on n'a pas ça » ou désigne le premier tube qu'il reconnaît. La cliente ne sait pas qu'elle est tombée sur le mauvais créneau. Elle retient que la pharmacie n'a pas su répondre.

Pourquoi l'écart existe

Ce qui ne suffit pas tout à fait

Les formations des laboratoires sont utiles, mais ponctuelles et centrées sur une marque. Les fiches dans un classeur ne sont jamais à jour et personne ne les ouvre devant un client. Et « demande-moi » ne tient pas une journée de forte affluence. Aucune de ces solutions ne répond au problème réel : l'information existe, elle n'est pas disponible à la bonne personne au bon moment.

Ce qui fonctionne

Répondre avec le stock, pas avec un catalogue

Un conseil qui se termine par « mais nous ne l'avons pas » est pire que pas de conseil. La réponse utile part de ce qui est en rayon ce matin, avec le prix et la quantité. Cela suppose que l'outil lise le stock réel de l'officine, sans que personne ne le ressaisisse.

Trois propositions argumentées

Pas une liste de vingt références, pas une seule imposée. Trois produits, avec pour chacun ce qui le distingue, pour que la personne au comptoir puisse les présenter et laisser la cliente choisir. C'est ainsi qu'un apprenti apprend : sur des cas réels, avec un argumentaire qu'il reprend à son compte.

Le même niveau de réponse pour tout le monde

L'objectif n'est pas de remplacer la préparatrice qui connaît son rayon, mais de donner à chacun son niveau d'appui quand elle n'est pas là, et de lui donner le même appui hors de son rayon.

La question du client comme point d'entrée

La demande arrive en langage courant, avec ses imprécisions : « sans parfum », « pour ma fille », « qui ne colle pas ». L'outil doit la comprendre telle quelle, dire ce qu'il a compris, et chercher à partir de là.

Mesurer

Deux chiffres suffisent pour savoir si cela marche. Le taux de transformation des conseils en ventes : à la Pharmacie Centrale d'Arcachon, où LIA tourne sur le stock réel, il est de 37 %. Et les demandes qui reviennent sans réponse satisfaisante : elles révèlent les trous de gamme et les formations à prévoir, ce qu'aucun tableau de ventes ne montre, parce qu'une vente qui n'a pas eu lieu n'y figure pas.

Ce que cela ne remplace pas

Une peau lésée, une grossesse, un nourrisson, un traitement en cours : ce ne sont plus des questions de rayon. Un bon outil s'arrête là et renvoie au pharmacien. L'autonomie que l'on cherche porte sur la recherche de l'information, jamais sur la décision. Nous en parlons dans un autre article.

À retenir

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La démonstration la plus convaincante reste la vôtre : vos rayons, vos marques, vos questions du comptoir.

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